dimanche 18 août 2013
Double vision
A propos de Nice (1930) :
http://vimeo.com/40970810
Nice, à propos de Jean Vigo (1983) :
http://www.youtube.com/watch?v=emSY9g3nv4A&noredirect=1
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Dimanche 22
vendredi 9 août 2013
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Jeudi 19 avrillundi 5 août 2013
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Mercredi 18 avril
vendredi 26 juillet 2013
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Nice… à propos de Jean Vigo (1983)
de Manoel de Oliveira par François Ede[1]
[1] François Ede est documentariste et directeur de la photographie, pour Raoul Ruiz notamment.
jeudi 6 septembre 2012
Manoel de Oliveira
« Avec cette commande pour une série d'émissions télé (Regard sur la France, FR3) Manoel de Oliveira décide donc de rendre hommage à son contemporain Jean Vigo (ils n'avaient que trois ans d'écart) à travers un nouveau documentaire sur Nice incorporant des images du film de Vigo. […] Il y a de formidables idées de montage, raccourcis géniaux, comme ce raccord entre l'empreinte d'un homme des cavernes et des gens qui marchent dans la rue dans les années 80. Le cinéaste pose un regard curieux et plein d'acuité sur Nice, celui d'un étranger mais pas d'un touriste. A l'aide de longs plans fixes en son direct il parvient à saisir l'essence de cette ville, s'attardant plus particulièrement sur les vieux (il avait déjà lui-même 75 ans au moment de tourner ce film). C'est un regard à la fois plein de tendresse et très aiguisé (comme la scène où une vieille dame refuse de laisser sa chaise à un homme car elle veut y poser son sac à main). Tourné un peu plus de 50 ans après A propos de Nice, Nice - A propos de Jean Vigo montre que rien n'a changé et que les riches retraités de la Côte d'Azur sont toujours aussi pédants, mesquins, vulgaires, égoïstes et insupportables. Bien sûr, c'est fait sans forcer le trait (…). Saisissant l'essence du film de Vigo Oliveira l'actualise, il s'en inspire sans jamais tomber dans la citation ou l'hommage appuyé. […] C'est un hymne à la vie et à l'amour d'une rare jeunesse. […] Seul bémol, la seconde partie du documentaire qui laisse la parole à des artistes et intellectuels Portugais installés à Nice est beaucoup moins intéressante et même assez ennuyeuse. Heureusement cela est contrebalancé par des interviews d'ouvriers immigrés eux aussi Portugais plus intéressants. Cela reste un film à voir absolument, avec en plus à la fin une émouvante rencontre avec la fille de Jean Vigo. »
(http://www.myspace.com/hervac/blog/431547799).
vendredi 28 janvier 2011
Jean Vigo chez les curistes
Automne 1928. Départ pour Nice, mariage à la mairie avec Lydu en janvier 1929. Un mois auparavant, grâce aux soutiens de Claude Autant-Lara, Germaine Dulac, Francis Jourdain, Vigo est engagé comme aide-opérateur à la production Franco-Film aux studios de la Victorine, à Nice.

1929. La première caméra (offerte par le père de Lydu) et aussitôt l'idée d'un documentaire sur la ville de Nice. Repérages. Mauvaise santé du couple. Retour à Paris pour consultations. Rencontre avec Jean Lods et son opérateur Boris Kaufman. Tous deux ont bien assimilé les découvertes du "Ciné-OEil" de Dziga Vertov, le frère de Boris.
(Marie Borel, "Vie de Jean Vigo", L'Intégrale DVD Jean Vigo, livret, Gaumont, 2001).
A propos de Nice en ciné-concert à Acropolis en 2008 : http://www.youtube.com/watch?v=MY_XJqBRIII
jeudi 30 décembre 2010
Michel Grisolia / A propos de Nice, la suite.

1995 : Arielle Dombasle, dans le ségment niçois de Raoul Ruiz,
puis entartée à l'Aéroport de Nice.
« Nice en V.O. »
Site L'Express, Michel Grisolia, 7 sept. 1995.
Elle est née, dit-on, pour le farniente et la futilité, l'extrême droite et la pissaladière. Les lettres de son nom l'indiquent, Nice aime aussi le ciné. Il est vrai qu'elle s'en fait du cinéma, des batailles de fleurs à celles pour la mairie, et qu'elle l'adore quand, américain, il la flatte. Caricature ? A se voir éternellement comme dans une chanson de M. François Deguelt, sous « le ciel, le soleil, la mer », elle s'est perdue, ma ville. Jean Vigo, pourtant, l'avait prévenue, et secouée. En 1929, le Rimbaud de la pellicule la filme parée pour le Corso, puis la déshabille et la viole sur les galets de la plage, le tout en vingt et une minutes de poème visuel acerbe. C'est A propos de Nice, « documentaire social sur les derniers soubresauts d'une société qui s'oublie jusqu'à vous donner la nausée ». S'est-elle, depuis, ressaisie ? Clientélisme, guerre des casinos : à trop jouer l'amour Médecin, rien ne va plus. Soixante-six ans après le Jean de L'Atalante, sept cinéastes viennent des horizons les plus variés enfoncer un nouveau clou dans la chair bronzée, décatie, liftée, infiniment triste mais toujours contente d'elle-même de Nizza-la-Bella. Leur en voudrait-elle qu'elle aurait tort. A propos de Nice la suite rend à la cité ses vrais visages. La caméra de chacun a l'inspiration diverse : du constat au conte, de l'interview à la flânerie, du minipolar à la longue lettre d'adieu. Mais l'oeil collectif est exact.
Le Clézio réuni à Depardon, c'est Nice tournée vers l'ailleurs ; "Ici, Beyrouth" : beau texte d'épousailles entre l'Orient et « la Prom'» (lire : la promenade des Anglais). Sur un banc de cette même promenade, les trois retraités filmés par Catherine Breillat ont l'accueil moins facile. Leurs propos : un condensé aimablement odieux de fausses informations et de fantasmes sur l'esclavage ou les chômeurs, qui fleure la xénophobie, le racisme. C'est aussi cela, Nice : le rejet, le venin, l'entre-soi.
Mais la douceur de la vie, si chère à Jules Romains ? Cette splendeur alanguie qui, hors saison, vous serre le coeur ? Avec un peu d'ironie et pas mal de tendresse, Abbas Kiarostami et Parviz Kimiavi les montrent, sous le prétexte d'un reportage sur Vigo. Façades ocre, jaunes, terre de Sienne de la vieille ville. A deux églises de là, Paul Touvier achevait il y a peu sa course infâme. Se rappeler aussi que là-haut, sur la colline, à Cimiez, les arènes qui font aujourd'hui du jazz chantaient, hier, avec Darnand. Aimer Nice, c'est ne pas masquer ses pires faiblesses. Costa-Gavras frappe fort : il filme, sans le son, un meeting du Front national. Entre deux mesures de « Nabucco », des gros plans silencieux de participants ravis. Parmi eux, Me Peyrat, qui n'avait pas encore rompu... L'indésirable et le sublime, le dérisoire et le grotesque, la violence de Nice, ville-fiction, tout est là : dans la "Série noire" décalée de Claire Denis, l'hommage au muet de Raoul Ruiz (avec Arielle Dombasle, divine, entre Buñuel et Poe), les aristos russes et rosses de Pavel Lounguine. Aux Niçois qui mal y pensent, ces sept cartes postales feront le plus grand bien, car elles sont sans clichés.
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