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mardi 16 juillet 2013

27 août 86, 20 h

Prince portrays a charismatic young pianist named Christopher, who plays to the fantaisies of attractive young society women in Nice's swankiest hotel...

vendredi 14 juin 2013

L'enfant du cinéma I

1989, naissance du fils d'Yves M. à Nice ("C'est un beau jour, oui").


2008, retour aux Moulins pour le rêveur de la cinémathèque ("Abdellatif Kechiche a 6 ans quand il débarque avec ses parents dans une cité à Nice, tout près des studios de la Victorine où il voit défiler stars et limousines").

mardi 11 juin 2013

Derrière le comptoir de la Victorine...

Marcello Mastroianni, Bono, Jean-Louis Trintignant, Eddy Mitchell, Anthony Quinn, Omar Sharif, Michael Douglas, Tina Turner, Rod Stewart, Bud Spencer, Steve Martin, Jean-Claude Van Damme, Michael Keaton, Michel Sardou, Serge Gainsbourg, Mel Gibson et quelques autres.

vendredi 1 juillet 2011

Bardot rencontre Churchill à Nice (1956)

par François Bagnaud
09/2/2011

Un article récent paru dans Ici-Paris (n° 3420 du 24 janvier 2011) m’a remis en mémoire une rencontre insolite que Brigitte Bardot a même oublié d’évoquer dans ses Mémoires (mais pas Dominique Choulant dans sa dernière biographie sur B.B. - bravo !). Il s’agit de ces quelques minutes passées en compagnie de Winston Churchill en 1956.
Brigitte n’avait pas encore « explosé » avec le mythique Et Dieu… créa la femme mais elle commençait à être très connue… Elle était justement en train de tourner des scènes d’intérieur de ce film aux Studios de La Victorine à Nice, lorsqu’avec Vadim ils croisèrent Winston Churchill, le grand homme d’État britannique. Après quelques politesses d'usage, il y eut un silence. Puis, sous le regard amusé du vieil homme (alors âgé de 82 ans), la jeune vedette entama une conversation que je vous rapporte ici car je la trouve toujours aussi surprenante… Elle montre le sens de l’humour et de la répartie de Brigitte mais surtout son adorable candeur :

- Vous me faisiez peur à la radio quand j’avais 8 ans, mais je vous trouve plutôt mignon pour une légende,
dit Brigitte.
(J’imagine que Churchill a dû rester hébété, car le mot « mignon » n’est peut-être pas le qualificatif qui lui convenait le mieux…) Devant le mutisme de Churchill, elle ajouta :
- Que faites-vous à Nice ?
- De la peinture, répondit-il, enfin ! Vous êtes actrice, je suis peintre. Nous avons l’art en commun.
- Mon père a acheté un de vos paysages.
- Je ne vends pas mes toiles !
- Vos copains les vendent, eux. Le tableau acheté par mon père représente une colline avec un pin parasol au premier plan et la mer au fond. Vous vous en souvenez ?
- Et un buisson de genêts en fleurs sur la droite ?
- Oui, vous l’aimez ?
- J’aime peindre. Mais je ne resterai pas dans l’Histoire aux côtés de Cézanne.
- Vous savez, mes films sont sûrement moins bons que vos tableaux. Et moi, je n’ai pas gagné une guerre.
- Mais vous n’avez rien perdu !
Sur cette dernière parole, Churchill fit un grand sourire à Brigitte et s’éloigna rapidement vers une salle de projection où il allait voir Le Monde du silence, un film documentaire que Cousteau venait de réaliser.
Mais deux jours plus tard, certainement amusé par Brigitte, Churchill souhaita la revoir et l’invita à dîner chez des amis, mais au dernier moment, elle refusa de s’y rendre… D'après le témoignage de Vadim, son mari, elle semblait avoir un rendez-vous plus... romantique avec son partenaire Jean-Louis Trintignant, qui deviendra très vite l’un de ses grands amours !


Photos Edward Quinn

lundi 31 janvier 2011

Encore un peu de cinéma


Diligence à Cimiez fin 19ème.



Le Negresco / Villa-musée Masséna.
Citation de Sergio Leone au 7ème Festival du Cinéma Italien (décembre 1985).


Autobiographie de Dick Rivers (1986).
Horaires de cinéma du 14 décembre 1970 (Archives Municipales).


Fritz Lang dans Le Mépris de Godard (1963).



Jean Rollin invité du Mercury.
Nhttp://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/12/il-y-un-jean-rollin-mort-mercredi.html

dimanche 30 janvier 2011

La suite des aventures de Michael Powell

Henri Matisse et Rex Ingram devant la villa Serena.

J'apprenais rapidement, grâce à la patience et à la gentillesse de mes professeurs. Même Harry, apparemment le plus impatient des hommes, était communicatif avec moi au sujet de l'art. Il m'emmenait avec lui quand il rendait visite à Matisse dans son appartement de la promenade, situé au tournant qui contourne la citadelle de Nice, Rauba Capeu en niçois. J'avais rencontré un certain nombre de peintres sur la Côte, en particulier Bonnard, qui était doux et peu loquace. Il nous déclara : "Un peintre en bâtiment m'a dit l'autre jour : Monsieur Bonnard, vous êtes peintre. La première couche de peinture, ça va tout seul, hein ? Mais la seconde ?"
Matisse était autre chose. Il avait l'allure et le langage d'un professeur, et il était méthodique. Il avait une fiche pour chacun de ses tableaux, et nous avions entrepris de photographier toutes les toiles qu'il avait pu réunir, à Nice ou à Paris, et de réduire les photos à la dimension de timbres-poste pour les fixer sur les fiches. (...)
J'allai voir Matisse peu avant sa mort dans son grand appartement ensoleillé du palais de Cimiez au-dessus et au-delà de Nice. C'était un vieil hôtel particulier transformé en appartements. (...) J'étais venu lui demander si cela l'intéresserait de faire un nouveau décor pour le ballet Shéhérazade, musique de Rimsky-Korsakov, pour une série de films d'art que je préparais. Le projet l'enthousiasma : "Nous allons essayer cela ! Nous allons faire un coup*." Mais ces films ne se firent jamais.
(Rose c)
L'ouverture du Mépris (1963) aux studios de la Victorine.

Pendant tout cet été 1925 nous avons préparé les effets spéciaux et les scènes maritimes de Mare Nostrum. Je crois que toutes les scènes dramatiques et intimes de l'histoire avaient été tournées pendant le solstice d'été. Je ne m'étais pas attendu à la grande chaleur sèche de Nice en été. A l'époque on ne cherchait pas le soleil, avec les conséquences néfastes pour l'épiderme que cela entraîne. La chaleur venait graduellement, mais quand elle venait elle était oppressante. Le métal était brûlant. Il fallait entourer la caméra de glace pour empêcher l'émulsion de la pellicule de fondre. L'heure du déjeuner était prolongée de deux ou trois heures pour permettre à tout le monde de faire la sieste ou d'aller se baigner. Les loges étaient des fournaises, je ne pouvais plus y dormir ; il n'y avait pas de climatisation. On acceptait le fait que dans les villas, sinon à Nice, les sols de marbre étaient froids en hiver, les chambres trop chaudes en été. Je pointais désormais comme les autres employés du studio. Très audacieusement, je pris une chambre à Nice, dans une maison assez douteuse de la rue Paradis, centrale mais bon marché. (pp. 186-187)
* En français dans le texte.

Précédents extraits :

vendredi 28 janvier 2011

Michael Powell, deuxième.


Tournages à la Victorine : Le Magicien (1926), Alice Terry et Rex Ingram et Le Jardin d'Allah (1927).

La Victorine avait de toute évidence été la villa d'une riche. Le terrain couvrait environ cinq hectares. La plus grande partie était retournée à l'état sauvage, mais le jardin potager existait toujours. Il y avait des oliviers et des loquats, des yuccas et des agaves, et un très haut palmier au centre du terrain. En fait, cela ressemblait exactement au backlot d'un studio hollywoodien, et ce n'est qu'aujourd'hui, en y repensant, que je me rends compte à quel point les déracinés d'Hollywood devaient s'y sentir chez eux. Car ils n'étaient d'Hollywood, ils n'y étaient pas nés : ils avaient émigré de New York ou de Chicago, attirés par la gloire des Griffith, Mack Sennett, Thomas H. Ince et Charles Chaplin. C'avait été une nouvelle ruée vers l'or, et des fortunes s'étaient faites parmi les orangeraies d'Hollywood Boulevard et Vine Street. Pour ceux qui avaient suivi Rex Ingram jusqu'ici pour tourner Mare Nostrum, Nice n'était pas tellement différente.
En 1925 la Victorine était un studio de cinéma depuis quelques années, pour la même raison qui avait attiré D. W. Griffith et les autres vers l'ouest : le soleil. Il y avait trois petits studios vitrés d'environ seize mètres sur douze, et un grand studio, de superficie double, dont la verrière avait été noircie afin de permettre l'usage de la lumière artificielle à l'intérieur. Tous les studios étaient équipés de grandes portes coulissantes et de jalousies permettant de contrôler l'intensité de la lumière venant de l'extérieur. Des rangées de loges ressemblant à des cabines étaient attenantes aux studios.
Une seconde villa, autrefois celle d'un intendant ou d'un jardinier, servait de bureaux à la troupe, car je vis des gens entrer et sortir et entendis le bruit de machines à écrire et des sonneries de téléphone. Au sommet de la côte en pente douce, derrière la villa blanche, se trouvait un long bâtiment ressemblant à une grange qui faisait bien soixante mètres et abritait évidemment les ateliers des menuisiers et des sculpteurs. L'essentiel de l'activité semblait concentré là. Par les portes ouvertes je voyais des lumières et des générateurs, une foule de gens en mouvement, et j'entendais des voix américaines.
Harry réapparut au moment où une procession de femmes pénétrait dans la villa, portant costumes, accessoires, maquillage, perruques blondes et tout ce qui caractérise une vedette de cinéma. De toute évidence Alice Terry travaillait aujourd'hui. Mon coeur battait plus fort, car si elle était là, son metteur en scène de mari ne pouvait pas être loin. Harry prenait des notes, à son habitude. "Venez Powell !" Il me précéda sur la route en direction de l'équipe au travail. (pp. 160-161)

vendredi 14 janvier 2011

Michael Powell, 1ère chance avec Rex Ingram.

Mais toutes ces sages préoccupations littéraires allaient s'évanouir quand je revis mon père, à la gare de Beaulieu. Il était aussi excité que moi.
- Voilà ta chance, Mick. Une compagnie américaine qui tourne un grand film ici, à Nice. Hier ils ont filmé toute la journée à Villefranche, avec un sous-marin français de Toulon. Des gens de l'équipe sont venus à Saint-Jean, ils ont regardé la terrasse et j'en ai invité quelques-uns à dîner chez Maxim à neuf heures. Je leur ai dit que tu savais tout sur le cinéma, et ça les a fait rire. Ils ont l'air sympathiques.
J'avais du mal à assimiler.
- Une compagnie américaine ? Quelle compagnie ?
- Metro, je crois qu'ils l'appellent.
- Metro ! J'en avais le souffle coupé.
- Ils tournent dans toute la Méditerranée depuis quelques mois - Naples, Pompéi, Barcelone, Marseille, et maintenant ils sont ici pour finir le film aux studios de la Victorine à Nice.
- La Victorine ?
- C'est dans le quartier de la Californie. Sur la colline, au-dessus du chemin de fer. Tu n'y es jamais allé.
- Le film s'appelle comment ?
- Mare Nostrum.
J'avais la gorge sèche.
- C'est Rex Ingram, dis-je dans un souffle.
- Qui ?
- Rex Ingram. Il a fait Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse. Il a fait Le Roman d'un roi. Il a fait Scaramouche.
- Vraiment ? Ca alors !
Rex Ingram en compagnie de son actrice et épouse Alice Terry devant un kiosque niçois et l'affiche de Mare Nostrum (1926).

- Est-ce qu'il vient ce soir ?
- Aucune idée. Je les ai tous invités. Ca ne sert à rien de faire les choses à moitié. On va aller à Nice ce soir, toi et moi, et on passera au bar de l'hôtel Ruhl. C'est là qu'ils sont descendus, et il y en a toujours quelques-uns au bar. Après, on verra.
La petite voiture fonça comme un boulet à travers le port, grimpa la côte à grand bruit et fit son entrée à l'hôtel sur les chapeaux de roues. L'arrivée de mon père sur la terrasse était toujours spectaculaire.

Carabiniers et policiers près de l'hôtel Ruhl en 1943.

- Le capitaine Powell est arrivé ! Avec son fils*.
J'étais un point d'interrogation. Serais-je ou non l'héritier présomptif de l'hôtel ?
André Caramello, fils du héros de l'épisode Mange-Cafard*, était un ami. Nous avions - et avons toujours, j'espère - le même âge. Nous étions tous deux passionnés de fleuret. Nous jouions aux mousquetaires sur le port. Il essayait toujours de deviner mes intentions. La Voile d'or, avec ses vingt-quatre chambres, était appréciable ; mais c'était surtout son immense terrasse que tout le monde convoitait. Avec parking ! Et le succès ou l'échec d'un hôtel commençait déjà à dépendre du parking.
Au bar du Ruhl mon père fut accueilli par le barman comme un vieil ami. Henri connaissait les secrets de tout le monde et servait de confesseur et de banquier à tous les paumés, maquereaux et putains de la côte.
Les célébrités de passage descendaient au Negresco ou au Ruhl. S'il étaient russes, ou nouveaux venus, au Negresco, hôtel à l'architecture pâtissière tape-à-l'oeil, sur la promenade des Anglais. S'ils étaients déjà venus à Nice ils allaient au Ruhl, situé en face du casino de la jetée, pas loin du casino municipal, et à trente secondes de l'établissement bien tenu de Mme Régina dans la rue de France. Mon père se commanda un Manhattan, et pour moi un gin-fizz. "Et pas trop de gin, Henri ; c'est mon fils, vous savez*." (pp. 156-157/ Livre Premier : le muet, pp. 27-222).
* En français dans le texte.

Extrait de l'autobiographie de Michael Powell - première photo en haut -, Une vie dans le cinéma, traduite de l'anglais par Jean-Pierre Coursodon. Publié chez Actes Sud / Institut Lumière, en 1997 ; épuisé.

mercredi 12 janvier 2011

Arrière-plans : Le Trio infernal / The Killers


Le Trio infernal et ses décors de Marseille, à Nice.


Déjeuner à Nice, à Hyères dans The Killers.

Au cimetière.

Au Château.


lundi 6 décembre 2010

Sirènes (1)


Claire de Lorez, sirène bretonne du film Morgane la sirène,
en partie tourné aux studios de la Victorine.


La grotte artificielle du jardin Albert 1er, remplacée par le Théâtre de Verdure ; mosaïques ci-dessous (CHRIS230).

"Oiseau posé sur le rocher, cette sirène au profil grec n'a pas de mal à être envoûtante. Ulysse dut se faire attacher par son équipage au mât de son navire pour ne pas succomber à ses charmes, après avoir bouché à la cire les oreilles de ses hommes ! En descandant du Château, au niveau de la Tour Bellanda, se trouve une aire de jeux pour enfants où est retracée sur les marches d'un escalier la légende d'Ulysse..." (vivrevouivre)