"Le Carnaval de Nice 2010 :
une fête réservée aux riches ?"
Mardi 9 février 2010,
Blog d'Emmanuelle Gaziello.
"Avec la récupération du thème cher à tous, de la protection de la planète, le Maire de Nice "oublie " une augmentation des tarifs en tribune sans précédent, et la disparition de l'accés libre debout, sur la Place Masséna. En transformant une fête populaire en un spectacle pour "tours opérators", Christian Estrosi se moque donc ouvertement de la tradition carnavalesque niçoise qui mélange générations et classes sociales.
Le maire de Nice, Christian Estrosi a annoncé vendredi comme un immense progrés, que le carnaval 2010 de Nice mettrait en son coeur le développement durable : leds, fresques sur bâches recyclables, écran basse consommation, ateliers de recyclage… Les groupes électrogènes sont supprimés et les matériaux pour la fabrication des chars sont réutilisés.
Ce qu'il a oublié dans sa "comm", au moment où le pouvoir d'achat des Niçois est en berne, et où ils ont encore du mal à digérer l'augmentation de 17% des impôts locaux, c'est :
- le prix en place assise tribune Dimanches (corso carnavalesque) passe de 15 euros (2009) à 20 euros (2010), soit 33% d'augmentation : le dimanche est par tradition le corso où les familles viennent le plus.
- le prix en place assise tribune (bataille des fleurs aprés-midi) passe de 20 euros (2009) à 25 euros (2010), soit 25% d'augmentation. Là aussi, des spectacles familiaux.
- la gratuité enfants supprimée de 6 à 8 ans.
- comble du mépris et de l'indécence, suppression de l'accés libre debout place Masséna (sauf déguisement).
Je publie la lettre où je lui demande s'il compte aussi interdire aux personnes déguisées l'accés à la Place Masséna..."









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C'était un filou intelligent, plutôt sympathique, un faux fragile, un agité de la fanfaronnade, un accro de la gloriole, ce que montre très bien Jean-Paul Rouve, acteur et réalisateur. S'il fallait lui trouver un correspondant dans la bande dessinée, ce serait les Pieds Nickelés. Le petit livre que leur consacre l'historien Jean Tulard (Les Pieds Nickelés de Forton, Armand Colin) me conforte dans cette idée. A ceci près que Spaggiari, toujours déguisé, la tête toujours recomposée, était à la fois Croquignol et son long nez, le borgne Filochard, et le barbu Ribouldingue, fumeur de cigares comme le Niçois. Et tous les quatre malins, provocateurs, escrocs, bons vivants et rigolards. Quelques mois après l'interview, en haut de l'avenue Mac-Mahon, je m'entendis interpeller joyeusement par mon prénom. L'homme retira ses lunettes noires, mais pas sa barbe ni sa perruque. C'était Spaggiari. Paris lui manquait.
