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samedi 15 janvier 2011

Le Carnaval n'est plus aux Niçois.

"Le Carnaval de Nice 2010 :
une fête réservée aux riches ?"
Mardi 9 février 2010,
Blog d'Emmanuelle Gaziello.

"Avec la récupération du thème cher à tous, de la protection de la planète, le Maire de Nice "oublie " une augmentation des tarifs en tribune sans précédent, et la disparition de l'accés libre debout, sur la Place Masséna. En transformant une fête populaire en un spectacle pour "tours opérators", Christian Estrosi se moque donc ouvertement de la tradition carnavalesque niçoise qui mélange générations et classes sociales.

Le maire de Nice, Christian Estrosi a annoncé vendredi comme un immense progrés, que le carnaval 2010 de Nice mettrait en son coeur le développement durable : leds, fresques sur bâches recyclables, écran basse consommation, ateliers de recyclage… Les groupes électrogènes sont supprimés et les matériaux pour la fabrication des chars sont réutilisés.
Ce qu'il a oublié dans sa "comm", au moment où le pouvoir d'achat des Niçois est en berne, et où ils ont encore du mal à digérer l'augmentation de 17% des impôts locaux, c'est :

- le prix en place assise tribune Dimanches (corso carnavalesque) passe de 15 euros (2009) à 20 euros (2010), soit 33% d'augmentation : le dimanche est par tradition le corso où les familles viennent le plus.
- le prix en place assise tribune (bataille des fleurs aprés-midi) passe de 20 euros (2009) à 25 euros (2010), soit 25% d'augmentation. Là aussi, des spectacles familiaux.
- la gratuité enfants supprimée de 6 à 8 ans.
- comble du mépris et de l'indécence, suppression de l'accés libre debout place Masséna (sauf déguisement).

Je publie la lettre où je lui demande s'il compte aussi interdire aux personnes déguisées l'accés à la Place Masséna..."

jeudi 13 janvier 2011

Sauvetage


Revoilà Nadyr (assise, à droite), qui prend le train avec Gilbert et le petit Bertrand. Adieux avec les parents de Gilbert, Marianne (sur la photo) et Maurice (qui la prend), sur le quai de la gare centrale, en septembre 1957
(1).


Virgile Barel, député PCF des Alpes-Maritimes, élu maire à la Libération, et une autre photo de Lisette Model, prise vers 1933-1938 ; se reporter à l'ouvrage sur la photographe paru en 2002 aux éditions Léo Sheer, Paris (2).


Le joueur d'orgue de barbarie célèbre une nouvelle union devant la Mairie dans les années 80.

1 : http://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/11/portraits-2.html
2 :
http://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/11/helmut-newton-lisette-model.html

mardi 28 décembre 2010

Miami Beach


Jacques Peyrat, à gauche (Jacqueline Joly), maire de Nice de 1995 à 2008,
et Jacques Médecin, à droite, de 1966 à 1990.

Blog Le Monde de Cricri
"Miami Vice"
8 nov. 2008

Aller suivre sur place la victoire historique de Barack Obama aux frais de la princesse, vous en avez sans doute rêvé. Eh bien Cricri l'a fait ! Toujours à l'affût de la moindre exposition médiatique, Chrsitian Estrosi se trouvait à Miami le jour de l'élection d'Obama pour, tenez-vous bien, une visite officielle à la ville de Miami jumelée avec Nice depuis 1963. Sauf que comme le raconte Laure de Montalembert, une journaliste française installée en Floride, cette histoire de jumelage est pour le moins tirée par les cheveux et que Cricri s'est apparemment laissé grisé par l'ambiance festive qui a salué l'élection du nouveau Président des Etats-Unis : "Miami et Nice sont des villes jumelles depuis 1963. A l’époque, l’illusion a duré quelques heures… Rien ne s’est passé depuis. C’est dire la surprise du consul et de la population entière des Français de Miami lorsque l’arrivée de Christian Estrosi (maire de Nice et ancien ministre) a brutalement été annoncée en fin de semaine dernière ! Accompagné d’une blonde pulpeuse, du genre caricature de bimbo qui n’a cessé de lui caresser le dos au sens propre du terme, l’ancien ministre a cependant été très gentiment accueilli par le consul général de France le lundi suivant. A cette occasion, la population présente s’est vue servir un discours fleuve, majoritairement à la gloire du président Sarkozy. On savait Estrosi carriériste, mais à ce point, même les plus sarkozistes du coin en ont été sidérés. Le lendemain, pour la soirée électorale américaine, notre sémillant ex-ministre était invité à l’Alliance Française de Miami. Il s’y est diligenté au moyen d’une Rolls ! Et toujours accompagné de sa sculpturale collaboratrice. Parmi les personnes qui ont tenté de lui parler de choses sérieuses (comme l’échange de professeurs français entre les deux académies ou les séjours d’enfants américains en France par exemple) je n’en connais pas qui aient pu obtenir ne serait-ce qu’un début de réponse. Crise, qui a dit crise ? Et surtout, qui a payé la Rolls d’Estrosi à Miami ? Et son voyage… C’était une surprise ! Quant à la blonde…"

samedi 20 novembre 2010

Film sur l'affaire des SDF de Nice

"Dépôt de plainte original à Nice : trois SDF s’élèvent contre l’ « atteinte à leur liberté individuelle », cela quelques semaines après la mise en application d’un arrêté municipal prohibant la mendicité dans le centre-ville. En effet, suivant l’initiative prise il y a un an par le maire de La Rochelle, Michel Crépeau, Jacques Peyrat, depuis le 5 juin, interdit « la mendicité assise ou allongée de nature à entraver le passage des piétons ». Cette décision se solde, sur le terrain, par le passage de minibus de la police municipale dans les rues de Nice, chargés de la conduite des sans abri au refuge du Mont-Chauve, à plus de 10 kilomètres de la ville : une opération désormais routinière, qualifiée de « rafle » par Joseph Ciccolini, avocat et président de l’association Le Bien Public. Avec la Ligue des Droits de l’Homme et Démocratie pour Nice, cette association s’est mobilisée pour donner aux SDF les moyens de protester contre l’arrêté estimé illégal et de saisir le tribunal administratif afin de voir suspendre son exécution. Certains marginaux affirment avoir été transférés de force « hors la ville » alors qu’ils ne mendiaient pas. L’un d’eux a choisi de répondre par l’obstination : trois fois de suite, il s’est vu relégué au refuge forcé. Et de glisser, en Diogène des temps modernes : « Ils se fatigueront avant nous » (Laurence Despins, "La rafle des SDF", Le Point, n°1245, 27 juillet 1996).
Extraits
du film :
http://www.myspace.com/video/vid/1785095125

jeudi 11 novembre 2010

Nice, un lointain écho médiatique

18 avril 2005 : Edition locale M6 Nice. Jacques Peyrat, alors UMP, répond d'un geste grossier aux manifestants place Masséna venus réclamer sa démission de la Mairie de Nice après la découverte de malversations dans le projet du tramway.
4http://www.youtube.com/watch?v=Raxo6ntKD9s&feature=related

5 avril 1990
: Journal d'Antenne 2. Les propos antisémites du maire RPR Jacques Médecin font réagir la communauté juive et la gauche niçoise à l'heure où se tient à Nice le congrès du Front National.

vendredi 9 juillet 2010

Le casse de Nice : Pivot raconte Spaggiari

"Quand Spaggiari passait
à Apostrophes"
Le Journal du Dimanche,
23 avril 2008.

Albert Spaggiari revient sur le devant de la scène grâce au film de Jean-Paul Rouve, Sans arme, ni haine, ni violence. Bernard Pivot raconte sa rencontre étonnante avec un homme en cavale. Ce dernier avait donné rendez-vous au journaliste dans un hôtel milanais pour une interview à l'émission "Apostrophes". Bernard Pivot dresse l'esquisse d'un filou plutôt qu'un bandit.


Albert Spaggiari, au collège dit Bébert Spaghetti, avait publié un récit de sa jeunesse sous le titre Journal d'une truffe. En argot, la truffe est un imbécile manipulé, ce qu'il avait été et ce qu'il était encore puisque les principaux bénéficiaires du "casse du siècle", son Oeuvre - pillage des coffres de la Société générale de Nice -, avaient été ses commanditaires du milieu marseillais. La truffe est aussi un champignon très recherché. Lui aussi l'était. En cavale en Italie, il était entré en correspondance avec moi pour que j'aille clandestinement l'interviewer à l'occasion de la sortie de son livre. Puisqu'il avait fait son coup "sans arme, ni haine ni violence" (c'était son credo et c'est le titre du film que Jean-Paul Rouve a tiré de la vie du voleur), j'avais accepté. J'aimais bien, de temps en temps, faire une "Apostrophes" canaille (3 juin 1983). Le court entretien - un quart d'heure - a été enregistré dans une pièce nue d'un hôtel minable de Milan. Mais était-ce là qu'il vivait ? Moumoute, grosses lunettes marron. Ce jour-là, il ressemblait à Oskar Werner, le Jules du film Jules et Jim, de Truffaut. A la question : "Votre profession sur votre passeport ?", il me répondit : "Ecrivain", parce que "c'est très passe-partout". C'était un filou intelligent, plutôt sympathique, un faux fragile, un agité de la fanfaronnade, un accro de la gloriole, ce que montre très bien Jean-Paul Rouve, acteur et réalisateur. S'il fallait lui trouver un correspondant dans la bande dessinée, ce serait les Pieds Nickelés. Le petit livre que leur consacre l'historien Jean Tulard (Les Pieds Nickelés de Forton, Armand Colin) me conforte dans cette idée. A ceci près que Spaggiari, toujours déguisé, la tête toujours recomposée, était à la fois Croquignol et son long nez, le borgne Filochard, et le barbu Ribouldingue, fumeur de cigares comme le Niçois. Et tous les quatre malins, provocateurs, escrocs, bons vivants et rigolards. Quelques mois après l'interview, en haut de l'avenue Mac-Mahon, je m'entendis interpeller joyeusement par mon prénom. L'homme retira ses lunettes noires, mais pas sa barbe ni sa perruque. C'était Spaggiari. Paris lui manquait.
Bernard Pivot

De haut en bas :
- Albert Spaggiari et son avocat Maître Jacques Peyrat - futur maire de Nice -, se rendent au tribunal.
- "L'envol" de Spaggiari près du Palais de Justice rue de la Préfecture : Jean-Paul Rouve dans Sans arme, ni haine, ni violence (2008).
- Ian McShane est le "Cerveau" dans le pendant anglais des Egouts du paradis de Giovanni, The Great Riviera Bank Robbery (Francis Megahy), tous deux réalisés en 79.