
Les créations de Mariana Draniceru du Petit Paris, qui fut un temps aussi salon de thé.
jeudi 27 janvier 2011
Les souvenirs dans la théière
lundi 24 janvier 2011
Le tour des musées
dimanche 23 janvier 2011
Sur les quais
dimanche 16 janvier 2011
Yves Klein
Tableau de mariage (1962), Yves Klein, Christo (Collection du MAMAC, Nice).
Photo : klausbergheimer.
Durant l'été 47, en s'inscrivant à Nice au club de judo du quartier général de la Police, Yves Klein fait la connaissance de Claude Pascal et d'Armand Fernandez. Réunis par un grand attrait pour l'exercice physique, ils aspirent tous les trois à "l'Aventure" du voyage, de la création, de la spiritualité. Le judo fut pour Yves la première expérience de l'espace "spirituel".
Sur la plage de Nice, les trois amis choisissent de "se partager le monde". A Armand revient la terre et ses richesses, à Claude Pascal l'air, et à Yves le ciel et son infini :
"Alors que j'étais encore un adolescent, en 1946, j'allais signer mon nom de l'autre côté du ciel durant un fantastique voyage "réalistico-imaginaire". Ce jour-là alors que j'étais étendu sur la plage de Nice, je me mis à éprouver de la haine pour les oiseaux qui volaient de-ci, de-là, dans mon beau ciel bleu sans nuage, parce qu'ils essayaient de faire des trous dans la plus belle et la plus grande de mes oeuvres" - Yves Klein, Manifeste de l'Hôtel Chelsea, New York, 1961.
samedi 15 janvier 2011
Association France - URSS (Nice)
Le Carnaval n'est plus aux Niçois.
Le Carnaval n'est pas sorti !
vendredi 14 janvier 2011
Michael Powell, 1ère chance avec Rex Ingram.

- Metro, je crois qu'ils l'appellent.
- Metro ! J'en avais le souffle coupé.
- Qui ?
Les célébrités de passage descendaient au Negresco ou au Ruhl. S'il étaient russes, ou nouveaux venus, au Negresco, hôtel à l'architecture pâtissière tape-à-l'oeil, sur la promenade des Anglais. S'ils étaients déjà venus à Nice ils allaient au Ruhl, situé en face du casino de la jetée, pas loin du casino municipal, et à trente secondes de l'établissement bien tenu de Mme Régina dans la rue de France. Mon père se commanda un Manhattan, et pour moi un gin-fizz. "Et pas trop de gin, Henri ; c'est mon fils, vous savez*." (pp. 156-157/ Livre Premier : le muet, pp. 27-222).
jeudi 13 janvier 2011
Sauvetage

Revoilà Nadyr (assise, à droite), qui prend le train avec Gilbert et le petit Bertrand. Adieux avec les parents de Gilbert, Marianne (sur la photo) et Maurice (qui la prend), sur le quai de la gare centrale, en septembre 1957 (1).

Le joueur d'orgue de barbarie célèbre une nouvelle union devant la Mairie dans les années 80.
1 : http://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/11/portraits-2.html
2 : http://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/11/helmut-newton-lisette-model.html
mercredi 12 janvier 2011
jeudi 30 décembre 2010
Michel Grisolia / A propos de Nice, la suite.

1995 : Arielle Dombasle, dans le ségment niçois de Raoul Ruiz,
puis entartée à l'Aéroport de Nice.
« Nice en V.O. »
Site L'Express, Michel Grisolia, 7 sept. 1995.
Elle est née, dit-on, pour le farniente et la futilité, l'extrême droite et la pissaladière. Les lettres de son nom l'indiquent, Nice aime aussi le ciné. Il est vrai qu'elle s'en fait du cinéma, des batailles de fleurs à celles pour la mairie, et qu'elle l'adore quand, américain, il la flatte. Caricature ? A se voir éternellement comme dans une chanson de M. François Deguelt, sous « le ciel, le soleil, la mer », elle s'est perdue, ma ville. Jean Vigo, pourtant, l'avait prévenue, et secouée. En 1929, le Rimbaud de la pellicule la filme parée pour le Corso, puis la déshabille et la viole sur les galets de la plage, le tout en vingt et une minutes de poème visuel acerbe. C'est A propos de Nice, « documentaire social sur les derniers soubresauts d'une société qui s'oublie jusqu'à vous donner la nausée ». S'est-elle, depuis, ressaisie ? Clientélisme, guerre des casinos : à trop jouer l'amour Médecin, rien ne va plus. Soixante-six ans après le Jean de L'Atalante, sept cinéastes viennent des horizons les plus variés enfoncer un nouveau clou dans la chair bronzée, décatie, liftée, infiniment triste mais toujours contente d'elle-même de Nizza-la-Bella. Leur en voudrait-elle qu'elle aurait tort. A propos de Nice la suite rend à la cité ses vrais visages. La caméra de chacun a l'inspiration diverse : du constat au conte, de l'interview à la flânerie, du minipolar à la longue lettre d'adieu. Mais l'oeil collectif est exact.
Le Clézio réuni à Depardon, c'est Nice tournée vers l'ailleurs ; "Ici, Beyrouth" : beau texte d'épousailles entre l'Orient et « la Prom'» (lire : la promenade des Anglais). Sur un banc de cette même promenade, les trois retraités filmés par Catherine Breillat ont l'accueil moins facile. Leurs propos : un condensé aimablement odieux de fausses informations et de fantasmes sur l'esclavage ou les chômeurs, qui fleure la xénophobie, le racisme. C'est aussi cela, Nice : le rejet, le venin, l'entre-soi.
Mais la douceur de la vie, si chère à Jules Romains ? Cette splendeur alanguie qui, hors saison, vous serre le coeur ? Avec un peu d'ironie et pas mal de tendresse, Abbas Kiarostami et Parviz Kimiavi les montrent, sous le prétexte d'un reportage sur Vigo. Façades ocre, jaunes, terre de Sienne de la vieille ville. A deux églises de là, Paul Touvier achevait il y a peu sa course infâme. Se rappeler aussi que là-haut, sur la colline, à Cimiez, les arènes qui font aujourd'hui du jazz chantaient, hier, avec Darnand. Aimer Nice, c'est ne pas masquer ses pires faiblesses. Costa-Gavras frappe fort : il filme, sans le son, un meeting du Front national. Entre deux mesures de « Nabucco », des gros plans silencieux de participants ravis. Parmi eux, Me Peyrat, qui n'avait pas encore rompu... L'indésirable et le sublime, le dérisoire et le grotesque, la violence de Nice, ville-fiction, tout est là : dans la "Série noire" décalée de Claire Denis, l'hommage au muet de Raoul Ruiz (avec Arielle Dombasle, divine, entre Buñuel et Poe), les aristos russes et rosses de Pavel Lounguine. Aux Niçois qui mal y pensent, ces sept cartes postales feront le plus grand bien, car elles sont sans clichés.
Noël Godin ne voulait pas entarter Ben
Noël Godin s'explique."
Site Tribune de Lyon, Antoine Allègre, 3 mars 2010.
Photo salades niçoises.
La guérilla pâtissière a fait une nouvelle victime. En effet, ce matin - alors qu’il inaugurait dans le hall de la gare de Perrache un panneau intitulé “De quoi avez-vous peur ?” -, l’artiste plasticien-typographe Ben a été la cible d’un entartage féroce. Tous les regards sont logiquement tournés vers Noël Godin. Joint à cette occasion, Godin l’entarteur en chef, tête de réseau du terrorisme pâtissier confirme qu’il a été contacté par les entarteurs anonymes il y a une vingtaine de jours : “je leur ai dit que cette cible n’a, selon moi, aucun intérêt. Je n’ai rien contre lui, c’est un garçon plutôt sympathique”. Il confirme que “depuis quelque temps, j’exhorte les troupes françaises à se concentrer sur les membres du gouvernement Sarkozy. Ben est un coup facile et peu intéressant. Il n’incarne ni le pouvoir personnel, ni l’autorité cynique dans toute son horreur (…) Autant se concentrer sur des personnages réellement nuisibles plutôt que des gens grotesques et inoffensifs.” Noël Godin concède que Ben “peut générer ce genre d’inimitié mais c’est un peu dommage vu la petite proportion d’attentat pâtissier en France ces dernières années”.
L’attentat de ce matin n’est donc totalement revendiqué par l’organisation érigée par Noël Godin. Dans un communiqué délivré par Al-Qaïtarte branche pâtissière de l’Art-qui-Tarte, les terroristes anonymes justifient leur acte : "Aujourd'hui, mercredi 3 mars 2010 nous venons de réaliser un attentarte à l'encontre de Benjamin Vautier". Il justifie leur acte du fait de la dénonciation “de la marchandisation de son art (…) Et le fait que le mouvement Fluxus (dont il est issu) perde, par de tels actes, sa substance originelle. Fluxus est à l'origine un mouvement de déconstruction des définitions de l'art et d'anticonformisme, suivant chronologiquement les mouvement dadaïstes, surréalistes, situationnistes… A notre sens Ben trahit ses pairs depuis qu'il consent à donner ses "œuvres" à des organes tels que la grande distribution (Fnac, Printemps, etc.), le monde financier (Caixa Bank), ou le monde politique (parti occitan, Europe écologie, Estrosi)".
mercredi 29 décembre 2010
Imaginer le passé (2)
Imaginer le passé (1)
mardi 28 décembre 2010
Dans la Nice de ses livres
Simone Veil (1988/2009)

Villa Masséna, le 30 octobre 2009. A 82 ans, Simone Veil est faite "Citoyenne d’Honneur" de la Ville de Nice.
Simone Veil dans "Le divan d'Henry Chapier", 18 juin 1988.
Portrait http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPD05006480/simone-veil-1ere-partie.fr.html
Avant la déportation
Enfance très heureuse, entourée d'amour que ma mère me donnait, on me disait gâtée, chouchou des professeurs, frondeuse mais pas violente, contestataire surtout avec mon père que je trouvais autoritariste, parents tous les deux parisiens, née à Nice parce que mon père architecte était descendu pour raisons professionnelles dans le Midi.
La crise de 1929 a marqué mes souvenirs d'enfance, nous avons déménagé et mes parents ont changé de mode de vie, l'appartement donnait sur le jardin d'un horticulteur et je n'avais pas le même sentiment que mes parents sur le changement, ils avaient de sérieux principes, on ne parlait pas politique devant les enfants mais en 1936 ma mère était plus ouverte et sympathisante envers le Front populaire que mon père.
Très grande éducation morale dans la forme et sur le fond, vis à vis des autres, sur le mensonge... Pas d'éducation religieuse bien que j'y ai été initiée par le scoutisme, les éclaireurs, les sections dites neutres c’est-à-dire non religieuses, maman était très investie dedans.
J'ai eu peur dès 1937-1938, j'avais de la famille impressionnée par la guerre d'Espagne, guerre imminente, Munich m'a beaucoup marqué, la lâcheté des gouvernements m'a donné très peur, l'antisémitisme n'avait pas attendu les événements de la guerre, au jardin d'enfant de Nice déjà (…), en classe aussi plus tard en 1934 puis en 1937-38 les réfugiés venant d'Autriche et d'Allemagne, j'ai d'ailleurs connu la petite fille de Freud réfugiée à Nice.
Partir ? L'Italie pays fasciste, on ne pouvait pas y partir, on avait une immense confiance dans la situation française, même ensuite pendant la guerre on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un danger quelconque, le tampon juif sur la carte d'identité n'alarmait pas outre mesure mon père en 1941, on était loin de penser à la déportation on pensait que ça s'arrêterait là, surtout mon père ancien combattant.
Miami Beach


Jacques Peyrat, à gauche (Jacqueline Joly), maire de Nice de 1995 à 2008,
et Jacques Médecin, à droite, de 1966 à 1990.
Blog Le Monde de Cricri
8 nov. 2008






































