jeudi 27 janvier 2011

Les souvenirs dans la théière


Le manga-tagadesque Moshi Moshi vers 2007 rue Défly.


Les créations de Mariana Draniceru du Petit Paris,
qui fut un temps aussi salon de thé.

lundi 24 janvier 2011

Le tour des musées

Musée du Prieuré du Vieux Logis à Saint-Barthélémy.
Précédents lieux d'exposition de La Station, rasés en 2008.
Théâtre de la Photographie et de l'Image Charles Nègre.
La Villa Arson, école et centre d'art.

dimanche 23 janvier 2011

Sur les quais

Pêcheurs sur la plage / Défilé du 22ème Bataillon des Chasseurs Alpins quai des Etats-Unis / Lavandières à l'embouchure du Paillon

dimanche 16 janvier 2011

Yves Klein

Tableau de mariage (1962), Yves Klein, Christo (Collection du MAMAC, Nice).

Photo : klausbergheimer.


Durant l'été 47, en s'inscrivant à Nice au club de judo du quartier général de la Police, Yves Klein fait la connaissance de Claude Pascal et d'Armand Fernandez. Réunis par un grand attrait pour l'exercice physique, ils aspirent tous les trois à "l'Aventure" du voyage, de la création, de la spiritualité. Le judo fut pour Yves la première expérience de l'espace "spirituel".

Sur la plage de Nice, les trois amis choisissent de "se partager le monde". A Armand revient la terre et ses richesses, à Claude Pascal l'air, et à Yves le ciel et son infini :

"Alors que j'étais encore un adolescent, en 1946, j'allais signer mon nom de l'autre côté du ciel durant un fantastique voyage "réalistico-imaginaire". Ce jour-là alors que j'étais étendu sur la plage de Nice, je me mis à éprouver de la haine pour les oiseaux qui volaient de-ci, de-là, dans mon beau ciel bleu sans nuage, parce qu'ils essayaient de faire des trous dans la plus belle et la plus grande de mes oeuvres" - Yves Klein, Manifeste de l'Hôtel Chelsea, New York, 1961.

www.mamac-nice.org

samedi 15 janvier 2011

Association France - URSS (Nice)


Elèves et professeur du cours de russe, tenu deux soirs par semaine, avenue Maréchal Foch, circa 1989.

Le Carnaval n'est plus aux Niçois.

"Le Carnaval de Nice 2010 :
une fête réservée aux riches ?"
Mardi 9 février 2010,
Blog d'Emmanuelle Gaziello.

"Avec la récupération du thème cher à tous, de la protection de la planète, le Maire de Nice "oublie " une augmentation des tarifs en tribune sans précédent, et la disparition de l'accés libre debout, sur la Place Masséna. En transformant une fête populaire en un spectacle pour "tours opérators", Christian Estrosi se moque donc ouvertement de la tradition carnavalesque niçoise qui mélange générations et classes sociales.

Le maire de Nice, Christian Estrosi a annoncé vendredi comme un immense progrés, que le carnaval 2010 de Nice mettrait en son coeur le développement durable : leds, fresques sur bâches recyclables, écran basse consommation, ateliers de recyclage… Les groupes électrogènes sont supprimés et les matériaux pour la fabrication des chars sont réutilisés.
Ce qu'il a oublié dans sa "comm", au moment où le pouvoir d'achat des Niçois est en berne, et où ils ont encore du mal à digérer l'augmentation de 17% des impôts locaux, c'est :

- le prix en place assise tribune Dimanches (corso carnavalesque) passe de 15 euros (2009) à 20 euros (2010), soit 33% d'augmentation : le dimanche est par tradition le corso où les familles viennent le plus.
- le prix en place assise tribune (bataille des fleurs aprés-midi) passe de 20 euros (2009) à 25 euros (2010), soit 25% d'augmentation. Là aussi, des spectacles familiaux.
- la gratuité enfants supprimée de 6 à 8 ans.
- comble du mépris et de l'indécence, suppression de l'accés libre debout place Masséna (sauf déguisement).

Je publie la lettre où je lui demande s'il compte aussi interdire aux personnes déguisées l'accés à la Place Masséna..."

Essai du nouvel appareil (Juin 2010)

Rue de France.
Un numéro bis de la Promenade des Anglais.

Le Carnaval n'est pas sorti !


Fin des années 50 ou débuts 60, les Sartori, en nombre réduit, descendaient de Saint-Jeannet (06) voir le corso place Masséna.

vendredi 14 janvier 2011

Michael Powell, 1ère chance avec Rex Ingram.

Mais toutes ces sages préoccupations littéraires allaient s'évanouir quand je revis mon père, à la gare de Beaulieu. Il était aussi excité que moi.
- Voilà ta chance, Mick. Une compagnie américaine qui tourne un grand film ici, à Nice. Hier ils ont filmé toute la journée à Villefranche, avec un sous-marin français de Toulon. Des gens de l'équipe sont venus à Saint-Jean, ils ont regardé la terrasse et j'en ai invité quelques-uns à dîner chez Maxim à neuf heures. Je leur ai dit que tu savais tout sur le cinéma, et ça les a fait rire. Ils ont l'air sympathiques.
J'avais du mal à assimiler.
- Une compagnie américaine ? Quelle compagnie ?
- Metro, je crois qu'ils l'appellent.
- Metro ! J'en avais le souffle coupé.
- Ils tournent dans toute la Méditerranée depuis quelques mois - Naples, Pompéi, Barcelone, Marseille, et maintenant ils sont ici pour finir le film aux studios de la Victorine à Nice.
- La Victorine ?
- C'est dans le quartier de la Californie. Sur la colline, au-dessus du chemin de fer. Tu n'y es jamais allé.
- Le film s'appelle comment ?
- Mare Nostrum.
J'avais la gorge sèche.
- C'est Rex Ingram, dis-je dans un souffle.
- Qui ?
- Rex Ingram. Il a fait Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse. Il a fait Le Roman d'un roi. Il a fait Scaramouche.
- Vraiment ? Ca alors !
Rex Ingram en compagnie de son actrice et épouse Alice Terry devant un kiosque niçois et l'affiche de Mare Nostrum (1926).

- Est-ce qu'il vient ce soir ?
- Aucune idée. Je les ai tous invités. Ca ne sert à rien de faire les choses à moitié. On va aller à Nice ce soir, toi et moi, et on passera au bar de l'hôtel Ruhl. C'est là qu'ils sont descendus, et il y en a toujours quelques-uns au bar. Après, on verra.
La petite voiture fonça comme un boulet à travers le port, grimpa la côte à grand bruit et fit son entrée à l'hôtel sur les chapeaux de roues. L'arrivée de mon père sur la terrasse était toujours spectaculaire.

Carabiniers et policiers près de l'hôtel Ruhl en 1943.

- Le capitaine Powell est arrivé ! Avec son fils*.
J'étais un point d'interrogation. Serais-je ou non l'héritier présomptif de l'hôtel ?
André Caramello, fils du héros de l'épisode Mange-Cafard*, était un ami. Nous avions - et avons toujours, j'espère - le même âge. Nous étions tous deux passionnés de fleuret. Nous jouions aux mousquetaires sur le port. Il essayait toujours de deviner mes intentions. La Voile d'or, avec ses vingt-quatre chambres, était appréciable ; mais c'était surtout son immense terrasse que tout le monde convoitait. Avec parking ! Et le succès ou l'échec d'un hôtel commençait déjà à dépendre du parking.
Au bar du Ruhl mon père fut accueilli par le barman comme un vieil ami. Henri connaissait les secrets de tout le monde et servait de confesseur et de banquier à tous les paumés, maquereaux et putains de la côte.
Les célébrités de passage descendaient au Negresco ou au Ruhl. S'il étaient russes, ou nouveaux venus, au Negresco, hôtel à l'architecture pâtissière tape-à-l'oeil, sur la promenade des Anglais. S'ils étaients déjà venus à Nice ils allaient au Ruhl, situé en face du casino de la jetée, pas loin du casino municipal, et à trente secondes de l'établissement bien tenu de Mme Régina dans la rue de France. Mon père se commanda un Manhattan, et pour moi un gin-fizz. "Et pas trop de gin, Henri ; c'est mon fils, vous savez*." (pp. 156-157/ Livre Premier : le muet, pp. 27-222).
* En français dans le texte.

Extrait de l'autobiographie de Michael Powell - première photo en haut -, Une vie dans le cinéma, traduite de l'anglais par Jean-Pierre Coursodon. Publié chez Actes Sud / Institut Lumière, en 1997 ; épuisé.

jeudi 13 janvier 2011

Sauvetage


Revoilà Nadyr (assise, à droite), qui prend le train avec Gilbert et le petit Bertrand. Adieux avec les parents de Gilbert, Marianne (sur la photo) et Maurice (qui la prend), sur le quai de la gare centrale, en septembre 1957
(1).


Virgile Barel, député PCF des Alpes-Maritimes, élu maire à la Libération, et une autre photo de Lisette Model, prise vers 1933-1938 ; se reporter à l'ouvrage sur la photographe paru en 2002 aux éditions Léo Sheer, Paris (2).


Le joueur d'orgue de barbarie célèbre une nouvelle union devant la Mairie dans les années 80.

1 : http://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/11/portraits-2.html
2 :
http://sabrinalovenice.blogspot.com/2010/11/helmut-newton-lisette-model.html

mercredi 12 janvier 2011

Arrière-plans : Le Trio infernal / The Killers


Le Trio infernal et ses décors de Marseille, à Nice.


Déjeuner à Nice, à Hyères dans The Killers.

Au cimetière.

Au Château.


jeudi 30 décembre 2010

Michel Grisolia / A propos de Nice, la suite.


1995 : Arielle Dombasle, dans le ségment niçois de Raoul Ruiz,
puis entartée à l'Aéroport de Nice.

« Nice en V.O. »

Site L'Express, Michel Grisolia, 7 sept. 1995.


Auteur de La Promenade des Anglaises, Michel Grisolia est niçois d'origine. Il a vu pour nous le film collectif consacré à sa ville.


Elle est née, dit-on, pour le farniente et la futilité, l'extrême droite et la pissaladière. Les lettres de son nom l'indiquent, Nice aime aussi le ciné. Il est vrai qu'elle s'en fait du cinéma, des batailles de fleurs à celles pour la mairie, et qu'elle l'adore quand, américain, il la flatte. Caricature ? A se voir éternellement comme dans une chanson de M. François Deguelt, sous « le ciel, le soleil, la mer », elle s'est perdue, ma ville. Jean Vigo, pourtant, l'avait prévenue, et secouée. En 1929, le Rimbaud de la pellicule la filme parée pour le Corso, puis la déshabille et la viole sur les galets de la plage, le tout en vingt et une minutes de poème visuel acerbe. C'est A propos de Nice, « documentaire social sur les derniers soubresauts d'une société qui s'oublie jusqu'à vous donner la nausée ». S'est-elle, depuis, ressaisie ? Clientélisme, guerre des casinos : à trop jouer l'amour Médecin, rien ne va plus. Soixante-six ans après le Jean de L'Atalante, sept cinéastes viennent des horizons les plus variés enfoncer un nouveau clou dans la chair bronzée, décatie, liftée, infiniment triste mais toujours contente d'elle-même de Nizza-la-Bella. Leur en voudrait-elle qu'elle aurait tort. A propos de Nice la suite rend à la cité ses vrais visages. La caméra de chacun a l'inspiration diverse : du constat au conte, de l'interview à la flânerie, du minipolar à la longue lettre d'adieu. Mais l'oeil collectif est exact.


Le Clézio réuni à Depardon, c'est Nice tournée vers l'ailleurs ; "Ici, Beyrouth" : beau texte d'épousailles entre l'Orient et « la Prom'» (lire : la promenade des Anglais). Sur un banc de cette même promenade, les trois retraités filmés par Catherine Breillat ont l'accueil moins facile. Leurs propos : un condensé aimablement odieux de fausses informations et de fantasmes sur l'esclavage ou les chômeurs, qui fleure la xénophobie, le racisme. C'est aussi cela, Nice : le rejet, le venin, l'entre-soi.


Mais la douceur de la vie, si chère à Jules Romains ? Cette splendeur alanguie qui, hors saison, vous serre le coeur ? Avec un peu d'ironie et pas mal de tendresse, Abbas Kiarostami et Parviz Kimiavi les montrent, sous le prétexte d'un reportage sur Vigo. Façades ocre, jaunes, terre de Sienne de la vieille ville. A deux églises de là, Paul Touvier achevait il y a peu sa course infâme. Se rappeler aussi que là-haut, sur la colline, à Cimiez, les arènes qui font aujourd'hui du jazz chantaient, hier, avec Darnand. Aimer Nice, c'est ne pas masquer ses pires faiblesses. Costa-Gavras frappe fort : il filme, sans le son, un meeting du Front national. Entre deux mesures de « Nabucco », des gros plans silencieux de participants ravis. Parmi eux, Me Peyrat, qui n'avait pas encore rompu... L'indésirable et le sublime, le dérisoire et le grotesque, la violence de Nice, ville-fiction, tout est là : dans la "Série noire" décalée de Claire Denis, l'hommage au muet de Raoul Ruiz (avec Arielle Dombasle, divine, entre Buñuel et Poe), les aristos russes et rosses de Pavel Lounguine. Aux Niçois qui mal y pensent, ces sept cartes postales feront le plus grand bien, car elles sont sans clichés.

Noël Godin ne voulait pas entarter Ben


"Ben, nouvelle victime de la guérilla pâtissière à Lyon.
Noël Godin s'explique."
Site Tribune de Lyon, Antoine Allègre, 3 mars 2010.
Photo salades niçoises.

Ce matin, à Perrache, l’artiste Ben a été entarté alors qu’il inaugurait une de ses œuvres. Quelles sont les revendications des entarteurs ? Tous les regards sont tournés vers Noël Godin, tête de réseau du terrorisme pâtissier belge. Joint à cet effet, il s’explique.

La guérilla pâtissière a fait une nouvelle victime. En effet, ce matin - alors qu’il inaugurait dans le hall de la gare de Perrache un panneau intitulé “De quoi avez-vous peur ?” -, l’artiste plasticien-typographe Ben a été la cible d’un entartage féroce. Tous les regards sont logiquement tournés vers Noël Godin. Joint à cette occasion, Godin l’entarteur en chef, tête de réseau du terrorisme pâtissier confirme qu’il a été contacté par les entarteurs anonymes il y a une vingtaine de jours : “je leur ai dit que cette cible n’a, selon moi, aucun intérêt. Je n’ai rien contre lui, c’est un garçon plutôt sympathique”. Il confirme que “depuis quelque temps, j’exhorte les troupes françaises à se concentrer sur les membres du gouvernement Sarkozy. Ben est un coup facile et peu intéressant. Il n’incarne ni le pouvoir personnel, ni l’autorité cynique dans toute son horreur (…) Autant se concentrer sur des personnages réellement nuisibles plutôt que des gens grotesques et inoffensifs.” Noël Godin concède que Ben “peut générer ce genre d’inimitié mais c’est un peu dommage vu la petite proportion d’attentat pâtissier en France ces dernières années”.

L’attentat de ce matin n’est donc totalement revendiqué par l’organisation érigée par Noël Godin. Dans un communiqué délivré par Al-Qaïtarte branche pâtissière de l’Art-qui-Tarte, les terroristes anonymes justifient leur acte : "Aujourd'hui, mercredi 3 mars 2010 nous venons de réaliser un attentarte à l'encontre de Benjamin Vautier". Il justifie leur acte du fait de la dénonciation “de la marchandisation de son art (…) Et le fait que le mouvement Fluxus (dont il est issu) perde, par de tels actes, sa substance originelle. Fluxus est à l'origine un mouvement de déconstruction des définitions de l'art et d'anticonformisme, suivant chronologiquement les mouvement dadaïstes, surréalistes, situationnistes… A notre sens Ben trahit ses pairs depuis qu'il consent à donner ses "œuvres" à des organes tels que la grande distribution (Fnac, Printemps, etc.), le monde financier (Caixa Bank), ou le monde politique (parti occitan, Europe écologie, Estrosi)".

mercredi 29 décembre 2010

Imaginer le passé (2)


Grands travaux d'Acropolis sur le Paillon


Palais de l'Agriculture / Notre Dame de Lourdes


Hôpital Lenval / Place Masséna avec le Casino Municipal

Imaginer le passé (1)

Avenue Jean Médecin sans tramway / Tunnel de Cimiez en construction



Le terrain du futur centre commercial Nice Etoile

Le précédent Théâtre de Nice / Quartier de l'Arénas

mardi 28 décembre 2010

Dans la Nice de ses livres

Il y a la Baie des Anges, il y a les terrasses, qui sont en fait les fortifications du 18e siècle. Il y a toute la sensibilité d'une ville résumée par un paysage, des façades, une ville, la vieille ville...
Max Gallo (1)



- Est-ce que vous voulez m'adopter ?
- Mais tu n'as pas de famille ?
- Je sais pas.
Mondo (1995) d'après Le Clézio (2)

Simone Veil (1988/2009)


Villa Masséna, le 30 octobre 2009. A 82 ans, Simone Veil est faite "Citoyenne d’Honneur" de la Ville de Nice.

Simone Veil dans "Le divan d'Henry Chapier", 18 juin 1988.

Portrait http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPD05006480/simone-veil-1ere-partie.fr.html

Avant la déportation
Enfance très heureuse, entourée d'amour que ma mère me donnait, on me disait gâtée, chouchou des professeurs, frondeuse mais pas violente, contestataire surtout avec mon père que je trouvais autoritariste, parents tous les deux parisiens, née à Nice parce que mon père architecte était descendu pour raisons professionnelles dans le Midi.

La crise de 1929 a marqué mes souvenirs d'enfance, nous avons déménagé et mes parents ont changé de mode de vie, l'appartement donnait sur le jardin d'un horticulteur et je n'avais pas le même sentiment que mes parents sur le changement, ils avaient de sérieux principes, on ne parlait pas politique devant les enfants mais en 1936 ma mère était plus ouverte et sympathisante envers le Front populaire que mon père.

Très grande éducation morale dans la forme et sur le fond, vis à vis des autres, sur le mensonge... Pas d'éducation religieuse bien que j'y ai été initiée par le scoutisme, les éclaireurs, les sections dites neutres c’est-à-dire non religieuses, maman était très investie dedans.

J'ai eu peur dès 1937-1938, j'avais de la famille impressionnée par la guerre d'Espagne, guerre imminente, Munich m'a beaucoup marqué, la lâcheté des gouvernements m'a donné très peur, l'antisémitisme n'avait pas attendu les événements de la guerre, au jardin d'enfant de Nice déjà (…), en classe aussi plus tard en 1934 puis en 1937-38 les réfugiés venant d'Autriche et d'Allemagne, j'ai d'ailleurs connu la petite fille de Freud réfugiée à Nice.

Partir ? L'Italie pays fasciste, on ne pouvait pas y partir, on avait une immense confiance dans la situation française, même ensuite pendant la guerre on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un danger quelconque, le tampon juif sur la carte d'identité n'alarmait pas outre mesure mon père en 1941, on était loin de penser à la déportation on pensait que ça s'arrêterait là, surtout mon père ancien combattant.

Miami Beach


Jacques Peyrat, à gauche (Jacqueline Joly), maire de Nice de 1995 à 2008,
et Jacques Médecin, à droite, de 1966 à 1990.

Blog Le Monde de Cricri
"Miami Vice"
8 nov. 2008

Aller suivre sur place la victoire historique de Barack Obama aux frais de la princesse, vous en avez sans doute rêvé. Eh bien Cricri l'a fait ! Toujours à l'affût de la moindre exposition médiatique, Chrsitian Estrosi se trouvait à Miami le jour de l'élection d'Obama pour, tenez-vous bien, une visite officielle à la ville de Miami jumelée avec Nice depuis 1963. Sauf que comme le raconte Laure de Montalembert, une journaliste française installée en Floride, cette histoire de jumelage est pour le moins tirée par les cheveux et que Cricri s'est apparemment laissé grisé par l'ambiance festive qui a salué l'élection du nouveau Président des Etats-Unis : "Miami et Nice sont des villes jumelles depuis 1963. A l’époque, l’illusion a duré quelques heures… Rien ne s’est passé depuis. C’est dire la surprise du consul et de la population entière des Français de Miami lorsque l’arrivée de Christian Estrosi (maire de Nice et ancien ministre) a brutalement été annoncée en fin de semaine dernière ! Accompagné d’une blonde pulpeuse, du genre caricature de bimbo qui n’a cessé de lui caresser le dos au sens propre du terme, l’ancien ministre a cependant été très gentiment accueilli par le consul général de France le lundi suivant. A cette occasion, la population présente s’est vue servir un discours fleuve, majoritairement à la gloire du président Sarkozy. On savait Estrosi carriériste, mais à ce point, même les plus sarkozistes du coin en ont été sidérés. Le lendemain, pour la soirée électorale américaine, notre sémillant ex-ministre était invité à l’Alliance Française de Miami. Il s’y est diligenté au moyen d’une Rolls ! Et toujours accompagné de sa sculpturale collaboratrice. Parmi les personnes qui ont tenté de lui parler de choses sérieuses (comme l’échange de professeurs français entre les deux académies ou les séjours d’enfants américains en France par exemple) je n’en connais pas qui aient pu obtenir ne serait-ce qu’un début de réponse. Crise, qui a dit crise ? Et surtout, qui a payé la Rolls d’Estrosi à Miami ? Et son voyage… C’était une surprise ! Quant à la blonde…"